| | Fouiner une veille de rentrée | Iago | |
| | |
Auteur | Message |
---|
Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Dim 1 Juil - 16:42 | |
| C'était un réel bonheur que de ferrailler avec quelqu'un d'aussi doué qu'Elle. Je n'avais pas souvent l'occasion de me mesurer à de bons adversaires. Avoir 1800 ans, être né dans un peuple guerrier, cela donnait quelques prédispositions. Il était d'ailleurs bien dommage qu'il n'y ai plus de déplacements en chevaux. Les voitures avaient remplacé les animaux et il n'y avait plus de cavaliers à la guerre. Cela me frustrait, j'étais un excellent cavalier, j'avais su monter à cheval avant même de savoir marcher ou presque et je savais conduire un cheval sans rênes, par de simples pressions des genoux. Des prouesses qui ne servaient plus que pour mes loisirs. Un savoir que je ne pouvais transmettre à personne hormis à Wilha, qui se révélait une élève attentive et appliquée et assez jeune pour s'émerveiller de tout et notamment de ma communion avec les chevaux.
J'évitai un coup vicieux de la part d'Elle in extremis. Je savais qu'elle n'était pas au maximum de ses capacités, mais elle restait dangereuse et incroyablement vive. Et elle avait bien l'intention d'obtenir ses réponses en ayant ses trois touches. Nous bougions vite, bien plus que n'importe quel humain et sans aucun doute qu'un mortel aurait eu du mal à suivre nos mouvements.
J'aurais pu rester fair play et ne pas parler, mais j'avais envie d'asticoter un peu Elle, qui se plia au jeu. Elle disparut soudainement et je ne dus qu'à des réflexes aiguisés et un instinct hors pair d'éviter son attaque dans le dos, lui faisant face alors qu'elle laissait enfin entendre le son de sa voix. Pour annoncer que le premier sang serait pour elle. Je me fendis d'un sourire carnassier.
- Si tu en es capable.
Elle repartit à l'attaque. Nous allions de parades en attaques, d'esquives en défenses... De plus en plus vite, de plus en plus fort. Et finalement, je sentis la lame de la démone mordre la chair de ma cuisse, reculant vivement, mais pas assez vite pour éviter le sang de couler. Je grimaçais, pas à cause de la douleur, mais pour l'avoir laissée me toucher. Je soupirai, me mettant en garde, méfiant :
- Alors vas-y, je t'écoute. Quel secret veux-tu m'extirper ? | |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Jeu 9 Aoû - 8:31 | |
| Qu'il était loin le temps où elle se battait sans cesse. Ses passes d'arme avec Flavius ne troublaient plus la quiétude des longues nuits d'hiver. Ses attaques parfois désespérées n'inquiétaient plus les troupes angéliques. L'époque était différente, son combat aussi. Elle n'était plus une simple guerrière, elle était porteuse d'une idée, d'une volonté, d'un espoir fou qu'un jour, les Hommes pourraient simplement choisir leur destin sans plus d'interférence immortelles. Pour autant, cette évolution ne l'avait pas tenue éloignée longtemps des armes blanches. Elle savait se battre, Elle aimait se battre et Elle entendait bien le montrer à son adversaire du jour.
Une feinte, un estoc, une esquive, tout s'enchaînait si vite. Elle ne réfléchissait plus, c'était son corps qui la guidait. Sa moelle épinière avait pris le pas sur son cerveau, complètement dépassé. Sa lame bloquait une attaque avant même de l'entendre, ses pas l'entraînait sur le côté pour lui permettre d'esquiver une charge qu'elle ne savait même pas avoir vu. De toute façon, sa vue, sans être inutile, n'était pas indispensable et elle aurait sans doute pu continuer ce combat les yeux bandés. Iago aussi, d'ailleurs. En transe, dans l'état de transe que recherchait certains guerriers toute leur vie sans jamais le trouver, elle ne comprit pas d'abord pourquoi son adversaire reculait, une grimace ayant remplacé son rictus plein de défis. Ce ne fut qu'à l'instant où elle sentit le sang couler de sa lame qu'elle se permit un léger sourire plein d'autosatisfaction.
« Je te l'avais dit. »
Elle était comme une enfant, heureuse de le voir vexer par son échec, aussi minime fut-il. Déjà, sa blessure se résorbait. Quel merveilleux corps que le leur, à jamais jeune, robuste et plein de vie. Elle se souvenait encore de l'incroyable vigueur qu'elle avait ressenti quand elle s'était réveillée, couverte de sang, au milieu des cadavres de siens. Elle n'avait pas oublié ce sentiment de pouvoir absolu, presque plus fort que l'horreur qui s'était abattu sur son clan. Aujourd'hui encore, une puissance comparable courait dans ses veines, plus forte encore même qu'alors, mais le ressenti n'était plus le même.
« Londres, 1453, tu m'as demandé de t'aider à sauver cette femme des griffes d'un ange. » Peu de chance qu'il eut oublié cet épisode, leur petit jeu comptait précisément ce genre d'occasion. « Tu n'as jamais voulu me dire pourquoi, alors aujourd'hui, je te le demande. Qu'avait-elle de si particulier ? »
Au fond, la réponse lui importait peu. Moins, en tout cas, que le fait de le forcer à dévoiler ce petit secret. Au fond, Elle restait une gamine, sachant profiter des plaisirs simples de la vie. | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Mar 21 Aoû - 9:30 | |
| Elle avait le triomphe modeste... Je m'en voulais de m'être laissé toucher le premier, mais ce n'était que partie remise, hors de question de la laisser avoir le dessus. Cela faisait bien longtemps que je n'avais eu à ferrailler avec adversaire de cette trempe. Serais-je donc rouillé à force de facilité ? C'était bien possible. Au fil des siècles, le guerrier nomade était devenu dandy sédentaire... Je n'avais plus assez l'occasion de sortir mon épée dans ce siècle civilisé, qui préférait la lâcheté des armes à feu à la noblesse des armes blanches. Je savais me servir de pistolets, là n'était pas la question, et c'était très pratique pour faire taire rapidement les gêneurs, mais cela manquait quelque peu de classe et de défi, et à ce sujet, Elle devait partager mon point de vue.
Alors soit, j'étais touché. C'était donc à elle de commencer à m'interroger. J'avais accepté les règles du jeu et je ne pouvais pas me défiler. Mes réponses seraient-elles sincères ? Tout dépendait de la question finalement. Sur quoi porterait-elle ? Il y avait tant de sujets nébuleux à mon égard, tant de secrets à découvrir. Le dernier en date était bien entendu, ma liaison avec Azraëlle, mais le sujet avait déjà été abordé. J'attendais donc, sur mes gardes, sentant les chairs se refermer. Incroyable don que celui-ci, et ô combien pratique. Il était si difficile de nous tuer. Arracher un cœur demandait pas mal d'effort.
Elle fit alors allusion à un épisode de leur passé commun, une jeune femme qu'il lui avait demandé de sauver avec lui. Il n'avait pas révélé ses desseins, mais elle avait bonne mémoire et apparemment, une patience à toute épreuve.
- Tu rumines encore ça après plus de 5 siècles ? La curiosité est un vilain défaut Âlma.
Mais il s'était engagé. Tout démon qu'il fut, il avait de l'honneur et sa parole n'était pas rien.
- Tu n'en as pas la moindre idée ? Pourquoi est-ce qu'il me fallait sauver cette fille à tout prix à ce moment là ? N'as-tu jamais été amoureuse Elle ?
Parce qu'il s'agissait bien de cela. Même si cela me semblait clairement pathétique de le lui avouer, j'avais aimé cette anglaise à cette époque. Et je n'avais pas eu l'intention d'en faire une démone. Ni de me lier à elle. Et il était hors de question qu'elle devienne un ange.
- Aucun grand mystère là dedans, juste des sentiments pathétiquement humains...
Je haussai les épaules avec désinvolture. J'étais un sacré connard la plupart du temps, mais je n'échappais pas à certains sentiments. La preuve en était d'Azraëlle aujourd'hui. | |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Jeu 23 Aoû - 5:55 | |
| Elle, le triomphe modeste ? C'était faire preuve de naïveté, car dès l'instant où le mot « amoureuse » s'échappa des lèvres du démon, le sourire de son adversaire s'étira et elle laissa échapper un « Ouiiiii » ravi avant d'enchaîner : « Ça fait plus de cinq cent ans que je veux t'arracher cette phrase. » Et elle rit aux éclats.
L'amour, Elle avait connu ce sentiment, oui. Par deux fois, elle avait cru trouver le fragment qui manquait à son être, par deux fois elle avait senti son cœur battre non plus pour la maintenir en vie, mais pour un autre. La première fois, mortelle encore, elle s'était perdue dans le regard si particulier d'Isaac. Éblouie par une nature qu'elle ne pouvait deviner, elle aurait renoncé à tout. Flavius, ensuite, avait su charmer la jeune immortelle qu'elle était devenue. Il l'avait domptée, lui avait montré qui elle était et ce qu'elle pouvait faire. Il lui avait offert une vie, une cause. À ces deux hommes là, elle avait voulu se donner corps et âme et force et chaque fois, les deux en avaient pâti. Depuis, si son être avait vibré en diapason avec d'autres à de nombreuses reprises, jamais elle ne s'était offerte à nouveau. Iago devait bien le savoir, lui avec qui elle avait joué si longtemps. Malgré son apparence, malgré son attitude, Elle demeurerait à jamais maîtresse de ses propres cartes.
« Ah, Iago, je suis heureuse de t'avoir retrouvé, » avoua-t-elle spontanément en se remettant en garde. « Il est bon de savoir que certaines choses ne changent jamais. »
Dans un monde en permanence évolution, quand on était obligé de se réinventer soi-même chaque nouveau jour que la terre offrait, c'était presque réconfortant.
Le ballet reprit rapidement et, avec lui, leur silence. Le langage n'était pas forcément fait de mot. Certains animaux marins étaient soupçonnés de communiquer en changeant de couleur. Quand ces deux démons là ferraillaient, ils se disaient plus de chose qu'en bavardant tranquillement autour d'un verre. Ils s'avouaient leur complicité en parant une botte maintes fois affrontées. Il ne cachait plus leur fierté quand ils faisaient tout pour prendre l'avantage sur l'autre.
À mesure que le duel avançait, Elle se laissait de plus en plus aller, augmentant sa vitesse crescendo. Se laissant parfois surprendre, Iago lui résistait pourtant admirablement bien et ce fut d'ailleurs lui qui s'offrit le deuxième sang de ce duel, manquant presque d'arracher un œil à sa jolie adversaire. Grognant sous le coup de la douleur — il avait quand même failli lui briser la pommette — la belle se recula en esquissant un rictus mi-surpris mi-amusé.
« Je ne la connaissais pas, celle là, » fit-elle remarquer en référence à la feinte qui venait de la perdre. S'essuyant la joue avec sa manche, elle baissa son arme. « Je t'écoute. » | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Ven 14 Sep - 21:01 | |
| Je soupirais devant l'enthousiasme juvénile d'Elle alors qu'elle m'arrachait un aveu sur des sentiments terriblement humains. Oui, j'avais été amoureux, oui, je lui avais demandé de l'aide pour sauver une humaine qui me plaisait. Elle avait du s'en douter, étant donné ses paroles et je secouais la tête, un léger sourire aux lèvres devant tant de fraîcheur.
- Tu es une vraie gamine parfois.
Enfin, si cela suffisait à son bonheur... Elle m'annonça qu'elle était heureuse de m'avoir retrouvé, rassurée de voir que certaines choses ne changeaient pas. Ah oui ? Que j'ai avoué une faiblesse était réconfortant ? Ce n'était pourtant pas forcément sous ce jour là qu'elle me connaissait, bien qu'elle en savait surement plus long sur moi que bien des démons que j'avais pu côtoyer. La jeune femme se remit en garde et je fis de même alors que nous reprenions notre danse mortelle et macabre, qui devait être un ravissement pour les yeux de spectateurs éventuels. Wilha et Ciel seraient sans doute surpris de me voir dans ce rôle de combattant, moi qui étais une sorte de dandy qui ne faisais jamais un travail salissant.
Les coups pleuvaient, alors que chacun évitait les feintes de l'autre, alors que leurs corps se tendaient l'un vers l'autre, en une danse presque sensuelle. Une danse parfaitement maîtrisée et qui en disait long sur leur relation et sur la confiance qu'ils avaient l'un dans l'autre. Mais certaines passes d'armes étaient nouvelles, nous apprenions toujours et je réussis à percer la défense d'Elle, lui arrachant une blessure à mon tour. Je reculais, baissant mon arme, avec un sourire en coin et de la malice dans les yeux. J'avais frappé le visage, fortement, ce qui avait de quoi la faire vaciller, mais Elle était coriace et bonne joueuse. Je m'inclinais à son compliment.
- Et bien, je continue d'apprendre, heureusement. Certaines choses évoluent.
A moi désormais de l'interroger. Je réfléchis, avant de reprendre lentement :
- Ah Âlma, il y a tellement de choses que j'ignore te concernant... Je pourrais t'interroger sur ton passé. Il est passionnant. Mais l'avenir l'est tout autant, voire davantage. Hum, quel choix difficile... Livre moi ton passé Elle. Comment as-tu été éveillée ?
Ma curiosité sur son âge, sur ses origines avait toujours été... Mais je ne lui avais jamais demandé. Comme elle ignorais d'où je pouvais provenir et comment j'étais devenu un démon. Je prenais le risque qu'elle me retourne la question... Ce qui me motivait à ne pas me laisser blesser. | |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Dim 30 Sep - 10:04 | |
| « Ah, carrément. » La remarque filtra de ses lèvres alors qu'elles s'ornaient d'un léger rictus surpris. Force était d'avouer qu'elle ne s'était pas attendue à cela. D'ordinaire, les démons étaient plutôt discrets sur leurs origines et, en l'occurrence, Iago devait savoir qu'avec ce genre de questions, il s'exposait à un retour de bâton semblable. L'éveil était quelque chose de terriblement intime et personnel. Quittant sa posture guerrière, elle se redressa et palpa sa joue. « J'imagine que tu ne vas pas te satisfaire de la version courte ? » La question était rhétorique, Elle était à l'origine de ce petit jeu et elle ne se défilerait pas, pas plus qu'elle ne mentirait. Cela ne voulait pas dire qu'elle lui avouerait tout, bien entendu. Mais elle n'allait pas fuir les questions dérangeantes. « Je suis née sur un manteau de neige. Les jours, les nuits n'avaient pas la même signification qu'ici. J'étais la fille du chef de notre clan et ma mère était notre chaman. À douze ans, un étranger qui parlait à peine notre langue est venu ; il a commencé à parler d'êtres ailés, de guerre célestes, d'immortels aux pouvoirs infinis. Nos guerriers se sont moqués de lui et de sa folie avant de le tuer pour le libérer de son mal. » Ce n'était pas du tout un exercice agréable et elle espérait que Iago appréciait l'instant à sa juste valeur. Elle se retint de le foudroyer du regard. « Bien sûr, il est revenu vers nous quelques heures plus tard et ma mère a dit qu'il était un envoyé du Dieu Menteur. Nous l'avons accueilli parmi nous, de peur de courroucer son maître, et il a vécu comme l'un des nôtres pendant plusieurs années. Quand j'eus atteint dix-huit ans, j'étais dans son lit. Et puis un jour, nous fûmes attaqués, pour une raison que l'Histoire oublia et je me réveillai, couverte de sang, marquée par le souvenir d'une lame glissant sur ma gorge. » Il n'en saurait pas plus et même, c'était déjà beaucoup. Par pure provocation, elle transforma son léger rictus en sourire et ajouta : « Tiens-toi prêt, Iago, parce que je viens à l'assaut de ton passé. » Et là, il n'y eut plus aucun compromis. Loin de retenir ses coups, ou même d'attaquer sans forcer, Elle montra ce qui faisait d'elle une guerrière accomplie. Très rapidement, ses yeux devinrent aussi sombre que l'âme qu'un mortel aurait pu lui prêter et ses mouvements s'enchaînèrent sans arrêt. Iago avait obtenu ce qu'il avait voulu, c'était à son tour de lui arracher des secrets. | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Dim 14 Oct - 13:38 | |
| Un sourire se dessina sur mes lèvres, arrogant, fier.
- Pensais-tu que je ferais les choses à moitié ?
C’étaient ses règles, mais nulle limite n’avait été définie. Si la question qu’elle m’avait posée était anodine, celle que je lui renvoyais était beaucoup plus sérieuse et intime. Je voulais percer son secret et l’occasion était trop belle pour la laisser filer. Nous cessâmes de ferrailler, pour lui laisser l’occasion de me raconter. Elle palpa sa joue meurtrie par le coup, fourbe, précis, nouveau. Il fallait savoir surprendre et j’étais plutôt doué dans ce domaine.
- Tu imagines bien.
Livre moi ta vie, livre moi ton passé. Tes secrets. Je me doutais qu’elle ne donnerait que le strict minimum, mais cela serait déjà un bon début. Et elle me livra son histoire. Une histoire vieille de… quoi ? 2000 ans ? Un peu plus, un peu moins… Quelle importance ? C’était un autre temps, que j’avais connu également. Des siècles que j’avais traversé, que je regrettais parfois. Elle m’apprit qu’un étranger parlant du christianisme était venu jusque dans leur contrée reculée. De quelle origine était elle exactement ? Du Nord, sans doute. Davantage que moi ?Cela demeurait un mystère. J’étais né dans les steppes russes, avant que cela ne soit la Russie. Issue d’une tribu qui avait raillé l’illuminé et l’avait tué. Qui était revenu, comme par miracle, d’entre les morts. Qui avait été accueilli par cette peuplade barbare. Aussi barbare que la mienne. J’avais honoré plusieurs dieux. Aucun ne m’avait sauvé de cette ange. Aucun ne m’avait accueilli sur cette terre promise aux combattants valeureux. L’ange qui leur avait été envoyé jeta son dévolu sur Âlma, lui arrachant sa vertu, la bénissant sans qu’elle ne s’en aperçoive, la sauvant de la mort alors qu’elle était égorgée.
Et ce fut tout alors qu’elle me provoquait de nouveau et que je me mettais en garde.
- L’enjeu n’en est que plus intéressant tu ne penses pas ?
Sourire railleur également, éclat d’obsidienne dans le regard alors que je supportais ses assauts, me doutant qu’elle me renverrait dans les limbes de mes origines sans la moindre pitié. Je supportais sans faillir sa nouvelle ardeur, née de la colère d’avoir été touchée une première fois, d’avoir du me livrer son âme. Je faillis plusieurs fois être blessé, évitant de justesse la morsure de la lame qui m’arracherait mes secrets. Et par une nouvelle attaque, je la blessais de nouveau, son sang perlant alors que je reculais vivement, triomphant.
- Et bien, et bien, il semblerait que tu ne sois pas si déterminée que cela à me rendre la monnaie de ma pièce ma chère… Deuxième sang pour moi… Nouvelle question donc.
Mielleux, je glissais :
- Il est quantité de rumeurs circulant sur ton compte, notamment liées au christianisme. Au fils de Dieu. On dit que tu l’aurais croisé. Voilà qui est fascinant. Parle-moi de cet homme, apprends-moi la vérité sur cette figure emblématique des chrétiens.
Je pouvais me tenir à l’écart de mes congénères, je les avais pourtant fréquenté pendant très longtemps, avant de m’en détacher et Âlma n’était pas n’importe quelle démone, bien que discrète. Les rumeurs… Des alliées, des traîtresses, il fallait savoir les manier.
| |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Lun 15 Oct - 14:47 | |
| Elle ne sentit rien, la deuxième pas. Ni la peau se déchirer, ni le sang couler, ni la douleur se répandre dans tout son bras, alors même qu'il était celui qui portait sa lame. Pleinement immergée, désormais, dans le combat, elle pouvait désormais ignorer les aléas de son corps si bien qu'elle manquât continuer l'affrontement alors même que son échec imposait une pause. Il lui fallut faire un violent effort de volonté pour apaiser sa respiration et ses yeux ne reprirent pas une teinte normale directement, si bien que Iago pu, à loisir, admirer le « monstre » qu'elle pouvait deviner quand elle s'abandonnait aux bras de l'adrénaline. Finalement, elle esquissa un sourire et inclina légèrement la tête. « Puisque tu en as gagné le droit. » Qu'est-ce qu'elle aimait cela ! Elle ne pouvait guère en vouloir au démon de lui damner le pion, car en réalité, des affrontements de ce genre lui avaient terriblement manqué. Elle savait déjà que s'arrêter, qu'elle gagnât ou perdît, serait un déchirement. Elle savait aussi qu'elle reviendrait, dès que la situation le lui permettrait. Iago était un adversaire de valeur, retors et vicieux, certes, mais qui rendait n'importe quel duel intéressant. Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire, quand il en vint enfin à sa question. Quelques siècles plus tôt, elle l'aurait sans doute mordu, au sens propre du terme, mais elle avait fait son deuil depuis un moment déjà et si elle n'aimait pas vraiment en parler, elle avait assez de recul désormais pour en parler librement avec quelques personnes bien choisies. Il se trouvait que Iago en faisait parti ; peut-être parce qu'il était aussi vieux qu'elle — ou presque, ou plus, elle ne savait pas trop — et qu'il savait très bien qu'on ne pouvait pas passer deux milles ans d'existence sans se planter une ou deux fois de façon mémorable. « Il fut mon meilleur élève, et le moins fidèle aussi. » La confession était simple, sans fioriture. « Gabriel a fait d'un homme adorable un jouet et, pour cela, je le tuerai un jour. » Voilà, Iago avait eu ce qu'il voulait. Peut-être même un peu plus. Haussant les épaules, elle ajouta avec un nouveau rire : « Mais j'ai encore le temps, pour ça. Actuellement, il est trop faible, ça n'aurait aucun intérêt. » Reprenant fermement sa lame en main, elle questionna l'homme du regard et, dès qu'il lui eu fit signe qu'ils pouvaient reprendre, elle se lança une nouvel fois à l'assaut ; l'idée qu'à la prochaine touche le jeu pouvait s'arrêter ne l'effleura pas, pas plus que l'épée de son adversaire. Il n'y avait plus de faux semblants, désormais, plus de tests non plus. Ils donnaient tous les deux tout ce qu'ils avaient ; du moins, dans ces conditions. Aucun ne luttait pour sa vie et ils n'ignoraient pas que ce dernier fait pouvait changer l'issue d'un affrontement. Comme plus tôt, elle disparut à nouveau de sa vue, le forçant à utiliser ses autres sens pour tenter de la suivre. Le fourbe y arrivait très bien, d'ailleurs, il parvenait à prédire ses angles d'attaque avec une acuité presque déconcertante. D'un autre côté, ce n'était pas la première fois qu'ils s'affrontaient. Est-ce qu'il la connaissait par cœur ? Elle espérait que non. Finalement, elle décida de jouer le tout pour le tout et s'élança, avec la certitude que si elle manquait son coup, elle devrait faire une croix sur les méandres du passé de son vieil ami. Avec force, elle commença une attaque, sa lame visant le ventre du démon, mais avant que sa portée ne fut suffisante, elle lâcha simplement l'épée, qui continua son chemin aussi surement que si ses doigts ne l'avaient pas quitté. À la place, elle disparaissait déjà à nouveau, pour se retrouver de l'autre côté de son adversaire et, aussi violemment que possible, elle envoya son poing dans le visage démoniaque. Sans doute surpris par cette attaque on ne pouvait plus excentrique — utiliser une épée comme javelot, il fallait l'oser — il préféra dévier l'acier. Le poing de la démone s'écrasa sur le nez du malheureux qui se brisa net. Il soignerait vite, là n'était pas le problème, mais pas avant d'avoir abondamment saigné comme seul un nez cassé savait le faire. Le tintement de la lame d'Elle frappant le sol résonna dans la pièce, en diapason du sourire vainqueur de la scandinave. | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Jeu 1 Nov - 17:14 | |
| La touche était pour moi. La question également et elle ne pouvait pas se défiler. J'avais commencé fort, mais ce n'était là qu'un avant goût de ce dont j'étais capable et elle allait l'apprendre à ses dépends. J'avais entendu bien des histoires concernant Elle, bien des rumeurs... Celle qui la liait au Christ, à cet humain, fils de Dieu qui dispensait la bonne nouvelle, n'était pas la moindre et je voulais enfin savoir quel rôle elle avait joué là dedans. Et elle répondit. Elle me révéla qu'il fut l'un de ses meilleurs élèves et le moins fidèle aussi. Un sourire recourba mes lèvres. J'imaginais assez bien oui. Il était devenu le prophète, louant Dieu et les anges. J'appris aussi une vieille inimitié entre Elle et Gabriel par ce fait. Ah, l'archange n'était pas passé à côté de cette opportunité. Coup dur pour Elle, mais quoiqu'elle ai pu dire, elle restait un démon et il était aisé de nous imputer tout le mal.
- Trop faible ? Tout le temps ? Cela fait 2000 ans Elle... Quelle patience.
Mais soit, j'avais ma réponse. Je me remis en garde et nous reprîmes le combat, sans coup férir. Le combat s'accéléra encore, on aurait pu penser que cela n'était pas possible, et pourtant, nous étions des démons de haut vol... Avec beaucoup d'expérience. J'étais issu d'un peuple guerrier, des guerriers montés. Je devais admettre que les chevauchées dans la steppe me manquaient terriblement.
Elle redoublait d'audace, me forçant à me battre avec tous mes sens, aussi bien la vue, que l'ouïe. Ou le 6e sens. J'avais de bons réflexes. Fort heureusement. Pourtant, la petite maligne me feinta lançant son épée que j'évitais, avant de me frapper durement en plein visage, la douleur explosant dans mon crâne alors que je sentais mon nez craquer. Cassé net. Et le sang dégoulina alors que je portais la main à mon nez, essuyant le sang qui dégouttait.
- Celle-là... je ne l'ai pas vue venir... D'accord, je t'écoute. | |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Jeu 6 Déc - 11:22 | |
| Les paroles du démon ne firent qu'accentuer le sourire triomphant de son adversaire. Certes, il ne l'avait pas vu venir. En condition réelle, Elle n'aurait sans doute pas agi ainsi car lâcher son arme, même pour porter un coup, pouvait signifier mourir par la suite. Dans le pire des cas, elle aurait attendu le dernier moment et n'aurait par la suite pas visé le visage. Non, elle aurait cherché à s'emparer du cœur battant de son ennemi, avant de l'arracher sans lui laisser le temps de réagir. Mais ce duel là n'était pas un duel ordinaire, il était un entrainement, un exercice et une bonne façon de fêter leurs retrouvailles. Alors Elle pouvait bien se permettre quelques fantaisies, surtout si cela lui permettait de jeter un œil dans le passé du grand Iago. La démone laissa pourtant quelques secondes avant de lui répondre, le temps de « retrouver son souffle », en quelques sortes. Car si elle n'était pas réellement essoufflée, tout son corps témoignait de ses récents efforts. Plus le temps passait, plus ils relevaient le niveau. Les yeux noirs de la démone était un bonne indicateur de cet état de fait ; il ne se révélait la plupart du temps qu'en cas de combat réel, là où l'adrénaline était la plus forte, là où la concentration ne devait pas faiblir. Elle ne voulait pas tuer Iago, mais elle était décidée à ne plus se laisser toucher. Tout son être bouillonnait d'ailleurs de sauter la question qu'elle avait gagné pour se relancer à l'assaut. « As-tu des descendants, cachés quelque part ? » C'était là un sujet que les démons abordaient rarement — quoique certains s'en vantaient, mais c'était une autre histoire. Elle, pour sa part, avait toujours fait ce qu'il fallait pour ne pas avoir d'enfants. Elle s'était occupée de mortels de tout âge, mais jamais un qui ne fût vraiment « le sien ». Pour un démon, la chose était plus problématique et elle ne doutait pas que Iago, dans sa folle jeunesse, eut engendré plus d'un bâtard. La question était de savoir s'il avait la moindre idée du nombre et, surtout, s'il gardait un œil sur eux. Par défi, Elle était d'ailleurs capable de se mettre à leur recherche. Même s'il lui fallait un siècle pour trouver ne serait-ce que la tombe de l'un d'entre eux, d'ailleurs. | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Mar 11 Déc - 11:50 | |
| J'attendais patiemment sa question, supportant son sourire triomphant sans broncher. Je n'aimais pas perdre, mais je n'étais pas mauvais perdant pour autant et j'avais lancé les hostilités en fouillant dans son passé, je m'attendais tout naturellement au retour de bâton. Voyons voir, qu'est-ce qu'il me répugnerait de lui avouer réellement dans mon passé ? Mes origines ? Ma vie humaine ? Oui, cela me dérangerait, mais il n'y avait là rien dont elle puisse réellement se servir pour faire pression sur moi. Finalement, c'était bien sur mon présent que les choses étaient plus délicates, surtout concernant mes relations avec Azraëlle. On savait que nous nous étions affrontés, mais c'était à peu près tout et depuis, elle était partie sans laisser de traces, me laissant dans l'incompréhension, l'inquiétude et la colère. La sale impression d'avoir été berné.
Quand la question d'Elle fusa, je la regardais, surpris. Je ne m'étais pas attendu à cela, à ce qu'elle s'intéresse à ma vie intime. Des enfants ? J'avais eu nombre de compagnes, qu'elles soient mortelles ou immortelles, mais avais-je enfanté ? Je n'en avais pas la moindre idée. J'avais sans doute laissé des bâtards quand j'étais humain, lors de campagnes, mais depuis que j'étais devenu démon, je n'avais pas vécu assez longtemps avec une femme pour réellement me poser la question, disparaissant assez vite de leur vie, aussi vite que j'y étais entré. Pour autant, si elles n'avaient pas pris leurs précautions de leur côté, je n'avais pas pris les miennes à tous les coups. Je ne risquais aucune maladie après tout. Et ce n'était pas moi qui risquais de me retrouver avec un enfant à charge.
Bien qu'avec l'évolution des mœurs, les femmes soient de plus en plus enclines à exiger que je me protège moi aussi et n'ayant aucun argument valable, je devais bien me plier aux exigences de cette époque.
« Je m'attendais à bien des questions, mais pas à celle-là. Je n'en sais rien Elle. S'il y a des bâtards, et qu'ils sont cachés, ce n'est pas de mon fait, je n'ai jamais pris la peine de suivre toutes les femmes avec lesquelles j'avais eu des relations intimes... Alors c'est possible, mais je ne les connais pas. Il est plus difficile pour moi, que pour toi, de savoir ce genre de choses, n'est-ce pas ? »
Étant une femme, impossible de passer à côté et difficile de cahcer une grossesse. A ma connaissance, Elle n'avait pas de descendance, mais je ne m'étais jamais renseigné.
« Pourquoi cette question ? En quoi cela peut-il t'intéresser ? Tu veux devenir la marraine ? »
Je souris légèrement, jouant avec mon épée. Deux à deux. La prochaine touche signerait la fin de notre affrontement. | |
| | | Moira Keith (Elle)
Age : 34 Messages : 191 Date d'inscription : 22/03/2012
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Lun 17 Déc - 14:20 | |
| « Tu vas me faire croire qu'en un millénaire et plus, tu n'es jamais resté assez longtemps avec une femme pour la voir tomber enceinte et la voir accoucher ? » Elle pencha la tête et esquissa un sourire neutre. « Je ne sais pas si je dois te féliciter ou te plaindre. » Elle haussa finalement les épaules quand il l'interrogea sur les motivations : « Les mortels sont obsédés par l'idée de laisser quelque chose d'eux ; la descendance est l'une de ces choses. Il est amusant de se rendre compte de ce que l'immortalité à fait de nous, non ? Toi et moi, nous traversons les âges, nous les influençons parfois, comme cela nous arrange. Mais quand il arrivera un immortel capable de nous terrasser, nous ne laisserons rien. » Bien sûr, il y en aurait pour penser que les éveillés remplaçaient les enfants... Ils n'auraient pas pu avoir plus tort, en tout cas dans le cas d'Elle. Elle les avait tous abandonnés, ne leur avait rien transmis, avait tout fait pour n'avoir aucun lien avec eux une fois leur vie immortelle entamée. Elle n'avait aucune envie de se sentir responsable d'eux ; c'était d'ailleurs pour cela qu'elle n'avait jamais eu d'enfant, elle n'avait pas envie de devoir veiller sur une quelconque lignée. Elle n'était pas faite pour devenir mère, définitivement pas. « J'aurai fait une mortelle exécrable, je crois, » conclut-elle en riant avant de se remettre en garde à son tour. L'instant d'après, elle avait « disparu » et le combat reprenait, comme s'il ne s'était jamais arrêté. | |
| | | Iago Kingsley Ni Dieu, ni Maître
Age : 39 Messages : 288 Date d'inscription : 19/12/2010
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago Mar 18 Déc - 17:29 | |
| « Je veux te faire croire qu'en un millénaire et plus, je n'ai jamais vu l'une de mes compagnes tomber enceinte... Que je reste avec elle trois mois ou trois ans. Va savoir, peut-être que je ne peux pas procréer ? Ou que j'ai joué de malchance. »Qu'elle me croit ou non, c'était la stricte vérité. Je ne me connaissais pas de descendance. Soit des femmes étaient tombées enceintes alors que je les quittais, disparaissant de leur vie éphémère comme j'y étais entré, soit nous n'avions jamais couché ensemble au bon moment. Ou bien, j'étais tout simplement stérile. Elle ajouta qu'elle ne savait pas si elle devait me féliciter ou me plaindre. Je haussais une épaule. « Je ne m'en plains pas. Cela ne me manque pas. »Et puis moi ? Père ? Est-ce que cela était seulement envisageable ? Imaginable ? Je m'occupais de Ciel et Wilha et la petite fille m'appréciais, mais de là à avoir des enfants... Il y avait un pas. Je me demandais pourquoi elle posait cette question. Elle m'apprit que c'était parce que les mortels étaient obsédés par le besoin de laisser une trace d'eux, de ne pas disparaître purement et simplement ? Je tressaillis quand elle annonça qu'il ne resterait rien de nous à notre disparition. « Certains ne sont pas fait pour la postérité. »Cela ne me dérangeait pas finalement. Je n'avais pas envie de réfléchir à ma postérité. A ce que je laisserais sur cette terre. Elle conclut qu'elle aurait fait une mortelle exécrable et je souris, avant que les assauts ne reprennent de plus belle. Ce n'étaient que des interludes, mais le combat ne s'arrêtait jamais vraiment finalement. Nous enchaînions les passes d'arme, de plus en plus vite, trop vite pour des yeux mortels, faisant montre d'ingéniosité, inventant de nouveaux coups, de nouvelles feintes, c'était le dernier tour, la blessure décisive et finalement, ma lame mordit légèrement la chair de son mollet. Assez pour que le sang perle. Je fis un bond en arrière et éclatai de rire. « Il semblerait que le combat soit terminé ma chère. »Mon rire s'éteignit et je plongeai mon regard dans le sien. « Je gagne Elle. Il me reste une question. »Je me tapotais la lèvre, avant de décréter : « Que je garde sous le coude pour la prochaine fois. Pour le plaisir de te revoir bien entendu. »Je la saluais, avant de faire demi tour et de quitter la salle d'arme. Un sourire ourla mes lèvres alors qu'Elle restait seule, à ressasser sa défaite... Je ne doutais pas que la prochaine fois, elle aurait à cœur de se venger. En attendant je gardais ma question, mon atout. Et la laissait songer à ce que je pourrais bien lui demander. Quelle belle journée. [RP TERMINE] | |
| | | Contenu sponsorisé
| Sujet: Re: Fouiner une veille de rentrée | Iago | |
| |
| | | | Fouiner une veille de rentrée | Iago | |
|
Sujets similaires | |
|
| Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |